Mais que peut - il y avoir de plus déchirant que de perdre durement ce que l'on a put aimer plus que tout en ce périlleux début de sombre aventure ?
Seul, c'est assez dangereux de s'y exposer !
Car nous ne sommes rien sans notre élan. Un athlète ne sauterait guère 3m s'il ne privilégiait d'aucun élan; c'est un fait. Sans cette force qui nous maintient debout chaque instant qui précède le suivant nous sommes sans importance. Totalement dépourvus d'une moindre valeur qui aurait pu être humaine.
Je pense qu'il y avait quelque chose de magique dans cette histoire.
On pouvait entendre chanter nos c½urs à des kilomètres à la ronde. Leurs mystérieux bruits réguliers et sourds nous effleuraient timidement les tympans mais cette douce mélodie n'était que pure ingénuité jusqu'à ce qu'elle se métamorphose diaboliquement en atrocité morbide qui vous perce les oreilles et vous transperce sadiquement le c½ur en vous étripant violemment les entrailles...
D'un battement de cils plus rien n'a d'effet sur votre personne, aussi froid qu'une pierre au fond d'un lac glacé vous ne pouvez nullement avancer à nouveau du fait que vous êtes ancré au plus profond des abysses... tel un aimant attiré sur un réfrigérateur voila ce à quoi vous vous abaissez !
La théorie innéiste voudrait que nos caractéristiques soient naturelles mais un tel changement n'est aucunement ordinaire, je dirais plus que cette part des choses est tout bonnement cruelle.
Ainsi ce flux d'épreuves insurmontables nous achève le plus lentement possible. Aussi horrible que cela puisse paraître, rien ne changera... les gouttes de sueur parsèment notre front et dégoulinent sagement sur nos visages se mêlent harmonieusement aux larmes acides et chaude comme l'ardente lave d'un volcan en éruption. Pendant que l'agonie poursuit son ½uvre la plus... mortelle.
